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Aide au développement : L’ODEP exige la fin de “l’esclavage et des chantages des partenaires neo-coloniaux” et recommande la création d’une Agence nationale d’appui aux ONGs

Dans une étude publiée samedi 22 avril 2022, l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) exige la fin de ” l’esclavage et des chantages des partenaires neo-coloniaux”. Pour cette plateforme de la société civile spécialisée dans le contrôle citoyen, l’aide au développement est aujourd’hui utilisée comme instrument de “soft power” au service de l’aliénation et du maintien de la RDC dans le sous-développement.

L’ODEP démontre dans cette étude comment est-ce que la RDC est partie de l’esclavage de Léopold II, au colonialisme de la Belgique et enfin au néo-colonialisme qui dure depuis 63 ans. Il invite ainsi le Gouvernement congolais à comprendre que les Fonds utilisés par les agences, ONGs étrangères et les Ambassades occidentales pour s’asservir la société civile congolaise proviennent des trésors publics des puissances mondiales.

D’où la propension pour ces prétendus partenaires au développement de poursuivre avant tout les intérêts des états donateurs et de promouvoir leur vision du monde.

Pour libérer la société civile congolaise de l’esclavage et des chantages des ONGs étrangères, l’ODEP recommande au gouvernement congolais de créer une Agence nationale dotée d’un fond pour prendre en charge des ONGs, dans le cadre d’un appui institutionnel, de financement des projets et d’autres types d’intervention.

Ce fond, souligne le document, sera inscrit dans la loi des finances, voté par le Parlement et contrôlé par les Institutions supérieures de contrôle. Un critérium sévère sera établi pour l’octroi des subventions étatiques, soutient l’ODEP.

“Dans l’immédiat, nous en appelons à la création d’une Commission mixte Gouvernement – Société civile congolaise, pour démarrer les travaux d’une étude de faisabilité de la création de l’agence, de sa mise en place et de son fonctionnement dans les mois qui viennent. Le fond société civile devrait figurer dans le prochain collectif budgétaire”, indique l’étude.

Selon l’ODEP, l’heure est venue pour la RDC de prendre conscience de l’exigence d’une construction économique endogène, autocentrée, autodéterminée, comme moyen de barrer la route, à travers une véritable intelligence stratégique, à ce nouveau type de néocolonialisme.

Opter pour un développement endogène, soutient-il, c’est faire en sorte que celui-ci réponde à des valeurs communes, à une inspiration cohérente, à des espoirs et des besoins partagés, où se reconnait l’ensemble de la collectivité nationale, et qu’il puisse mobiliser ses volontés, ses énergies, ses imaginations rassemblées.

L’ODEP estime par ailleurs que la RDC doit plutôt accorder la priorité à la coopération Sud-Sud, en développant une véritable autonomie collective avec les pays de l’Afrique, de l’Amérique Latine, de l’Asie et du moyen orient.

A l’en croire, cette autonomie collective doit avoir deux axes majeurs à savoir, l’entraide mutuelle (échange des matières premières, en évitant plusieurs intermédiaires) et le contrôle national de l’exploitation des ressources naturelles.

“Les exportations doivent être réduites au niveau des importations exigées par la stratégie interne du développement endogène. Actuellement, on exporte en fonction des besoins du centre et puis on se pose la question de savoir quoi faire avec les devises”, martèle l’étude.

Ci-dessous le document

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