Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba a co-animé avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, un briefing presse, ce lundi 12 août, consacré aux mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la vie chère en RDC lors du Conseil des ministres du 09 août dernier.
Ces mesures concernent notamment neuf (09) produits importés suivants :
viande, volaille, poisson, poisson salé, lait en poudre, riz, maïs, huile végétale et sucre. Elles consistent in concreto en la suppression de tous les droits, taxes et redevances sur le maïs et la farine de maïs. Pour les autres produits, il s’agit d’un total de 24 actes dont certains
sont totalement supprimés, d’autres réduits de 5%, 25% et 50%.
Expliquant le bien-fondé de ces mesures, le VPM de l’Economie nationale a indiqué qu’entre les établissements publics beneficiaires de ces prélèvements et la population congolaise, le gouvernement a privilégié l’intérêt général dans l’objectif de redonner du pouvoir d’achat aux ménages congolais.
“Ces mesures devraient avoir l’effet rapide sur les prix de plusieurs produit. Pour certains produits, ce sera des diminutions de 20%. Pour d’autres produits ce sera des diminutions un peu plus importantes. Entre faire vivre des établissements publics qui bénéficient des prélèvements supprimés et diminués et l’ensemble de la population, le choix est clair. Ici le gouvernement a privilégié l’intérêt général pour redonner du pouvoir d’achat aux ménages congolais de manière directe”, a-t-il déclaré.
Quant à la mise en application de ces mesures, le ministre Daniel Mukoko Samba a indiqué qu’il interviendra le plus rapidement possible. Il a soutenu que la première ministre Judith Suminwa va bientôt signer un décret qui va contraindre tous les établissements publics à respecter ces mesures.
Quant aux importateurs qui ont déjà des produits ici sur place au pays et qui ont payé tous les droits qui existaient avant ces mesures, le VPM de l’Economie a annoncé une séance de travail cette semaine afin de certifier des stocks.
“Maintenant que nous parlons, il y a des sacs de riz dans le pays qui sont entrés avant ces mesures et qui ont deja payé le coût complet. Au courant de cette semaine, en tant que ministre de l’Economie nationale, je vais m’assoir avec les importateurs pour que nous nous mettions d’accord de la manière dont ces mesures vont entrer en application. Il va s’agir de certifier les stocks, pour qu’on s’assure que si vous avez 1000 sacs en stocks que vous ne veniez pas nous dire demain que vous aviez 10.000 sacs. Nous allons certifier les stocks sur procès-verbaux. De cette manière, nous pourrons établir une ligne de démarcation entre le stock ancien qui a supporté tous les frais et le stock nouveau qui ne supportera qu’une partie”, a-t-il fait savoir.
Le VPM de l’Economie a saisi cette occasion pour mettre en garde tous les opérateurs économiques véreux qui vont oser outrepasser les mesures prises par le gouvernement. Il a annoncé des suivis permanents pour veiller à l’application de ces décisions.
“Nous allons aussi nous assurer que les diminutions qui sont attendues du prix de revient ne soient pas capturées par les importateurs. Que ces gains soient réellement passés aux consommateurs qui devaient en bénéficier. Nous ferons le suivi à différents niveaux de distribution parce que nous allons nous assurer que les baisses des prix qui sont attendues vont profiter aux ménages, aux consommateurs seuls. Les opérateurs économiques qui tomberont sur le coup de fautes graves, qui essayeront de garder par de vers eux une partie de ces baisses feront l’objet des sanctions très sévères de la part du gouvernement”, a-t-il souligné.
Le ministre Daniel Mukoko a par ailleurs souligné que le gouvernement est bien conscient des pertes que ces mesures vont engendrer sur certains établissements publics. Il les a encouragé à multiplier les efforts au niveau interne pour subvenir à leurs besoins.
“Bien-sur que ces mesures ont un coût. Jusque-là on collectait une ressource. Cette ressource l’Etat décide de ne plus la collecter. Par exemple, les droits de douane, il a été décidé de les réduire de 50%. Sur la redevance rémunératoire informatique, il a été décidé de la supprimer pour ces 9 groupes de produits. Et le gouvernement va demander à ces établissements publics qui vivaient de ces ressources à faire des efforts internes. Soit de diminuer leurs charges“, a-t-il martelé.
Avant de clore son propos, le VPM de l’Economie a reconnu qu’il est important pour le gouvernement de travailler sur le structurel, en augmentant l’offrre interne. C’est dans ce cadre qu’il a annoncé le lancement de la campagne agricole dans les prochains jours pour réduire la dépendance alimentaire du pays.
ODN








