Le Président de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, vient d’enrichir le corps de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) en lui dotant d’un nouveau département, soit le quatrième du genre, dénommé « Département d’Intelligence Économique et Financière » (DIEF) depuis le lundi 12 août 2024.
Cette nouvelle a été annoncée par la lecture d’une ordonnance présidentielle faite par le porte-parole du Chef de l’État, Tina Salama, ce même lundi dans la soirée sur les antennes de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC).
À en croire cette ordonnance, le DIEF a pour mission notamment de s’occuper des renseignements financiers intéressant la sûreté de l’État et de se charger également de la vérification, la contre vérification et le contrôle de gestion de l’utilisation des deniers publics.
Le Département d’Intelligence Économique et Financière est créé par le chef de l’État à l’issue d’une ordonnance où l’on remarque la présence de certains nouveaux animateurs nommés pour travailler aux côtes de Justin Inzun, administrateur général de l’ANR, dont la nomination est intervenue deux mois plus tôt.
La création de ce nouveau gendarme financier au sein de l’ANR porte à croire que, peu à peu, le numéro un de l’Inspection Générale des Finances (IGF), Jules Alingete, est entrain d’être vidé de toute sa substance.
En outre, le DIEF semble empiéter un tout petit peu sur les plates bandes de l’IGF, dans le sens où le rôle assigné à ce département s’avère n’être pas trop loin, dans une certaine mesure, de celui attribué à l’IGF.
Notons, par ailleurs, que l’Inspection Générale des Finances a pour rôle majeur de garantir la transparence et l’efficacité des finances, dans sa mission de vérification et de contrôle. À ce titre, elle vérifie et contrôle par toutes les opérations financières de l’État, des entités administratives décentralisées, des établissements publics et organismes para étatiques, ainsi que des organismes ou entreprises de toute nature bénéficiant du concours financier de l’État, des entités administratives décentralisées et des établissements publics ou organismes para étatiques sous une forme de participation en capital, de subvention, de prêt, d’avance ou de garantie.
La Rédaction








