La famille politique de Joseph Kabila qualifie le projet de révision constitutionnelle, évoqué dernièrement par le président Félix-Antoine Tshisekedi, d’un danger pour la stabilité du pays et d’une déclaration de guerre contre peuple Congolais.
C’est le Front Commun pour le Congo ( FCC) qui l’a dit dans un communiqué parvenu à notre rédaction. Il soutient que ce projet vise à dépouiller l’ensemble des institutions du pays de leur légitimité.
“Ce projet de changement de Constitution qui, s’il passe, aura pour conséquence de
dépouiller de toute légitimité l’ensemble des institutions du pays, ouvrant la voie à l’arbitraire et au chaos, c’est un danger pour la paix, l’unité et la stabilité du pays ; une déclaration de guerre du Président Tshisekedi au peuple Congolais”, lit-on dans ce communiqué signé par Raymond Tshibanda.
Pour le FCC, la kabilie, l’objectif de ce projet de changement de Constitution est l’instauration d’une présidence à vie, omnipotente, par le déverrouillage des dispositions constitutionnelles intangibles, singulièrement celles relatives au nombre et à la durée des mandats présidentiels et aux prérogatives des
provinces et des entités territoriales décentralisées.
“Accepter de le laisser prospérer serait cracher sur la mémoire de tous ceux qui de nos héros nationaux aux simples citoyens…Comme l’histoire l’a démontré à plusieurs reprises, conscientisé et mobilisé, le peuple congolais a toujours su se montrer à la hauteur des enjeux. Ce fut notamment le cas en 1959, en 1992, en 1997 et en 1998. Il n’y a donc aucun doute, qu’une fois encore, il va se lever, uni comme un seul homme, pour défendre ses droits légitimes, inaliénables, un temps spoliés, reconquis de haute lutte, aujourd’hui, de nouveau menacés : sa liberté et sa souveraineté”, souligne ce communiqué.
Répondant à ceux qui relèvent le caractère exotique de cette Loi fondamentale, le FCC estime que la Constitution de 2006 n’est ni le produit des étrangers, ni des belligérants.
Il rappelle ce qui suit :
1. La Commission du Sénat chargé de proposer une nouvelle Constitution
était présidée par feu le Sénateur Bruno Mbiango, ancien Président de la
Cour Suprême de Justice à la retraite ;
- Cette commission a connu la participation de plusieurs Sénateurs, ainsi
que des spécialistes en droit constitutionnel, tous congolais et encore en
vie aujourd’hui ; - Avant la rédaction proprement dite du projet de la nouvelle Constitution, le Sénat avait pris le soin de diligenter des missions dans toutes les provinces, afin de consulter la population et de recueillir ses avis, avant de lever les grandes options de ladite Constitution ;
- Après l’adoption en plénière du Sénat, de l’avant-projet de Constitution élaboré par la commission de rédaction, l’Assemblée nationale qui s’était
penchée sur ledit projet et l’avait, à son tour, adopté ; - Ce n’est qu’au terme de ce processus, long et exigeant, que le projet de la
Constitution aujourd’hui en vigueur a été soumis au référendum avant
d’être promulgué par le président de la République, une fois adopté par le
Souverain primaire.
Rédaction








