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Semaine de l’UNESCO 2026 : la RDC met l’éducation environnementale au cœur des débats à Paris

La République démocratique du Congo prend une part active à l’édition 2026 de la Semaine africaine de l’UNESCO, organisée du 19 au 26 mai à Paris. La délégation congolaise est représentée notamment par la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, ainsi que par la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu.

Cette rencontre continentale, placée sous le thème de la gestion durable de l’eau et de l’assainissement dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, réunit plusieurs dirigeants, experts et partenaires internationaux autour des défis environnementaux et sociaux du continent.

Dès l’ouverture des travaux, Raïssa Malu est intervenue lors d’un panel consacré aux politiques de jeunesse, à l’éducation, à la gouvernance et à l’innovation en Afrique. À cette occasion, elle a défendu la vision de la RDC en matière d’éducation environnementale, estimant qu’elle constitue aujourd’hui une nécessité stratégique face aux enjeux climatiques et à la protection des ressources naturelles.

La ministre d’État a rappelé que la RDC concentre plus de la moitié des réserves d’eau douce de surface de l’Afrique. Pour elle, cette richesse naturelle oblige le pays à développer une politique éducative orientée vers la protection durable de cette ressource.

« Transformer l’eau en outil d’apprentissage, de santé publique et de citoyenneté fait désormais partie de nos priorités », a-t-elle expliqué.

À travers le programme de la Nouvelle Citoyenneté, le gouvernement entend inculquer aux jeunes générations des valeurs liées à la préservation de l’environnement, à la responsabilité collective et à la protection du bien commun.

Selon Raïssa Malu, l’école doit jouer un rôle central dans cette dynamique en devenant un espace de sensibilisation à l’hygiène, à la science et à la citoyenneté environnementale.

La jeunesse appelée à devenir actrice de la gouvernance de l’eau
Au cours de son intervention, la ministre d’État a également mis l’accent sur la place de la jeunesse dans la gestion des ressources naturelles. Elle a souligné que plus de 60 % de la population congolaise est âgée de moins de 25 ans, ce qui fait des jeunes des acteurs incontournables de l’avenir environnemental du pays.

Pour elle, l’éducation doit permettre aux élèves de comprendre les enjeux scientifiques liés aux ressources hydriques, mais aussi de développer une culture du vivre-ensemble et de la paix.

Raïssa Malu a notamment évoqué le rôle stratégique du bassin du Congo, partagé avec plusieurs pays africains. Elle estime que cet espace doit devenir un modèle de coopération régionale et d’hydro-diplomatie.

« L’eau ne connaît pas les frontières administratives. Elle doit rapprocher les peuples plutôt que les diviser », a-t-elle déclaré.
La ministre a également plaidé pour une meilleure implication des jeunes dans les initiatives liées à la protection des écosystèmes, à l’innovation environnementale et à la gouvernance locale de l’eau.

Elle a enfin insisté sur la complémentarité entre les savoirs scientifiques modernes et les connaissances traditionnelles dans la préservation des ressources naturelles.

À travers cette participation à la Semaine africaine de l’UNESCO, la RDC réaffirme sa volonté de faire de l’éducation environnementale un levier de développement durable, de cohésion sociale et de coopération africaine.

Rédaction

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