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UNIKIN : Vers une assurance santé pour les assistants et chefs de travaux avec le concours d’Activa Assurances

Les assistants et chefs de travaux de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), constituant le Corps scientifique de cet établissement d’enseignement supérieur et universitaire, seront bientot couverts par une assurance santé menée par la société Activa Assurances.

C’est ce qui ressort d’une conférence d’échange organisée ce jeudi 19 juin par l’Association des Cadres Scientifiques (ACS) de cette université, en partenariat avec la société d’assurance Activa Assurances.

Placée sous le thème “Problématique de la prise en charge sanitaire du personnel scientifique de l’Université de Kinshasa”, cette conférence s’est inscrite principalement dans “le cadre de l’amélioration des conditions de vie et de travail du corps scientifique de cette Alma mater – les enseignants, les chercheurs, et le personnel scientifique –, d’autre part, dans l’optique de construire une université équitable, plus humaine, et plus performante, et ce, d’une valorisation de la santé du corps scientifique”, a fait savoir le secrétaire général de l’ACS, Serge Mbombangi.

Le Comité de gestion satisfait de l’initiative

Représentant le recteur empêché, le secrétaire général académique de l’UNIKIN, le professeur Charles Odiko, a salué ce projet de mutualisation des efforts dans le cadre de la prise en charge sanitaire. Il s’est dit convaincu de l’efficacité de cette initiative en vue d’un personnel scientifique en bonne santé.

Prenant la parole, le président intérimaire de l’Association des Cadres Scientifiques-UNIKIN, le chef des travaux Désiré Sobela, a dit trouver en ce projet de prise en charge sanitaire avec l’appui d’Activa Assurances, acteur clé dans ce projet, “un levier essentiel pour réunir les talents au sein de l’université et éviter la fuite des cerveaux vers les institutions bien dotées.”

“La connaissance du rôle stratégique des scientifiques passe aussi par des mécanismes de protection sociale dignes et particuliers dans le domaine de la santé. Une prise en charge médicale efficace contribuerait à rétablir un équilibre entre l’exigence professionnelle et les pouvoirs fondamentaux du personnel”, a-t-il indiqué.

Cliniques universitaires de Kinshasa, structure d’appui

Le président a.i. de l’ACS/UNIKIN a par ailleurs invité l’assistance à souscrire à cette couverture médicale, laquelle est nécessaire pour répondre aux risques professionnels, notamment chimiques, physiques, biologiques, auxquels sont confrontés les scientifiques lors des recherches aux laboratoires.

Prenant part à cette conférence, le médecin directeur des Cliniques Universitaires de Kinshasa, structure sanitaire d’appui à ce projet, le docteur J.R. Makulo Rissassi, a préconisé que chaque syndicat, le cas d’ACS, puisse avoir des commissions de prise en charge pour les membres médecins pour une étroite collaboration avec cet établissement de santé en vue de l’amélioration de cette mutualisation avec Activa Assurances.

“Nous devons nous impliquer pour que chacun améliore la prise en charge. L’amélioration de la prise en charge n’est pas seulement le problème du médecin directeur, c’est aussi le problème de nous tous, des assistants médecins, les chefs de travaux médecins. Nous devons relever le défi. Nous ne devons pas accepter que les étudiants que nous formons prennent mieux en charge les gens à la cité que nous”, a-t-il martelé.

La nécessité d’une assurance santé pour le corps scientifique

Intervenant en 2 points, à savoir l’importance de l’assurance santé et son fonctionnement, l’expert en assurance, le chef de travaux Papy Bolonkali, a loué cette initiative qui cadre avec la Couverture santé universelle (CSU), inscrit au pilier du développement humain, de la cohésion sociale et de la justice sociale du programme du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Papy Bolonkali a rassuré que cette prise en charge garantira une protection financière, l’accès aux soins médicaux, et une prévention. Au second point, il a fait mention de paiement des primes, couverture des soins, un système encore mixte dont l’idéal est de migrer vers celui public, et enfin la gestion des coûts.

De la prévoyance et de l’invalidité : les modalités

Le représentant du directeur général d’Activa Assurances, Mpinda, a évoqué les questions techniques, notamment celles relatives à la prévoyance pour l’invalidité et le décès, ainsi que d’autres modalités.

“Pour la partie santé, nous avons un réseau médical et pharmaceutique. Ça veut simplement dire que vous irez à l’hôpital, vous passerez vos examens, tout cela validé par l’assureur et vous recevrez les médicaments, le traitement clinique ou encore en pharmacie.”, a-t-il expliqué.

Et de renchérir :

“Cette couverture est nationale. Pour le cas de l’ACS, comme tous ses membres sont à Kinshasa, la couverture sera essentiellement à Kinshasa. Mais en cas de déplacement à Lubumbashi (par exemple, ndlr) et qu’il y a un besoin de prise en charge, vous contactez le comité, qui contactera l’assureur avec vos coordonnées, ça se passera en quelques minutes, et vous serez servis.”

Cette couverture s’applique aussi à travers le monde, a précisé M.Mpinda, par le biais d’une assurance voyage. Tout cela se fait par coût réel.

En ce qui concerne la prévoyance, le représentant du directeur général d’Activa Assurances souligne que : “la première année sera l’année pilote avec votre association, et nous étudierons la possibilité d’introduire les conjoints et les enfants comme nous le faisons actuellement pour les professeurs. Cela sera étudié en fonction du comportement de votre portefeuille en santé : s’il y a un pour cent (1%) qui doit subir des soins récurrents et que les autres sont encore bien portants, cela voudrait dire que les moyens de prise en charge seront plus grands, mais pour des cas d’invalidité, il faudrait une déclaration du médecin qui passera par l’ACS qui devra valider cela avant de l’envoyer chez l’assureur qui va ensuite libérer un chèque.”

Soulignons qu’Activa Assurances est une multinationale panafricaine créée au Cameroun en 1998 dans le souci d’intervenir auprès de la population. Elle évolue dans le principe de mutualisation et de capitalisation financière.

Youss Shukrani

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