Dans un communiqué parvenu à notre rédaction ce vendredi 12 septembre, l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) a salué l’élan, mieux l’engagement pris par la Direction Générale de Gestion des Recettes de Kinshasa ( DGRK) d’appliquer les recommandations lui adressées, ainsi améliorer sa performance.
Le PCA de l’ODEP, le professeur Florimond Muteba le dit après avoir participé, le vendredi 5 septembre, à un atelier de restitution organisé par cette régie financière, consacré à l’évaluation de la performance de la Direction Générale des Recettes de Kinshasa (DGRK).
Réalisée selon la méthodologie internationale TADAT (Tax Administration Diagnostic Assessment Tool), cette évaluation marque une étape décisive dans la réforme de la fiscalité provinciale.
Une rencontre institutionnelle de haut niveau
L’atelier, qui a réuni autorités provinciales, représentants de la DGRK, partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations de la société civile, a permis de dresser un état des lieux précis du système fiscal kinois.
La rencontre s’est conclue par la signature d’une lettre d’engagement de la DGRK, en présence notamment de l’Union européenne, suivie de l’exécution de l’hymne national et d’une photo de famille symbolisant l’unité autour de cette réforme.
Forces et faiblesses identifiées
L’évaluation TADAT a mis en lumière plusieurs atouts de la DGRK, dont l’existence d’un cadre juridique permettant la mobilisation des recettes, l’engagement affiché des autorités provinciales en faveur de la réforme et la disponibilité de certaines données statistiques.
Cependant, de nombreuses faiblesses demeurent : faible capacité de prévision des recettes, insuffisance du reporting financier, absence de mécanismes solides de contrôle interne, registre des contribuables incomplet, déficit de compétences techniques, et manque de transparence dans la gestion.
Des recommandations pour une fiscalité efficace
Afin de remédier à ces insuffisances, les experts recommandent la mise en place d’un système intégré de gestion et de suivi des recettes, le renforcement des capacités de la DGRK, l’amélioration de la transparence par un reporting public régulier, et une collaboration accrue entre la DGRK, le gouvernement provincial et les partenaires techniques et financiers.
L’appel de l’ODEP
Pour l’ODEP, ces recommandations constituent une véritable feuille de route pour améliorer la performance fiscale de Kinshasa. L’organisation exhorte les autorités à passer rapidement de la théorie à la pratique afin que les réformes produisent des résultats concrets pour les citoyens.
« La fiscalité doit devenir un moteur du développement socio-économique inclusif, tant pour Kinshasa que pour l’ensemble de la République démocratique du Congo », souligne l’ODEP, qui réaffirme son engagement à accompagner ce processus aux côtés des institutions et des partenaires.
Molimo








