Dans un communiqué publié ce jeudi 4 septembre 2025, l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) salue la récente déclaration du Président de la République, Félix Tshisekedi, affirmant que la RDC n’a nul besoin de médiateur étranger pour résoudre sa crise sécuritaire et politique.
L’ODEP note que cette position rejoint celle exprimée par la société civile lors de l’atelier stratégique sur la paix, la gouvernance territoriale et la cohésion nationale tenu à Kinshasa en juin 2025. Il souligne que seul un dialogue inclusif et ascendant entre Congolais, loin des calculs politiciens, constitue une voie durable vers la paix et la cohésion nationale.
“Au-delà de la démarche de l’Afrique du Sud, que nous n’approuvons pas, et face au manque de volonté affiché par le Président de la République quant à l’organisation d’un dialogue inclusif et ascendant où le peuple, à la base, est pleinement associé la société civile réaffirme sa position neutre et patriotique”, lit-on dans le communiqué.
Le GASP, un cadre de propositions concrètes
L’ODEP rappelle que dans cette dynamique, la société civile a mis en place le Groupe d’Actions Stratégiques pour la Paix (GASP), dont le rapport a déjà été transmis à la Présidence et à la Primature. Ce document propose des pistes concrètes pour rétablir la confiance, consolider la gouvernance et engager un véritable processus de réconciliation nationale.
L’ODEP invite ainsi le Chef de l’État à transformer ses engagements en actes concrets, en s’appuyant sur les recommandations contenues dans ce rapport.
« Les Congolais ont entendu de nombreux discours ; il est désormais temps que les paroles se traduisent en actions tangibles et mesurables », insiste l’organisation.
Les principales recommandations de l’ODEP
L’ODEP a formulé cinq recommandations majeures :
1. Concrétiser rapidement les recommandations du GASP, déjà transmises à plusieurs autorités nationales et représentations diplomatiques occidentales.
2. Garantir un cadre de concertation inclusif, associant société civile, autorités coutumières, acteurs sociaux et institutions républicaines.
3. Privilégier l’action aux discours, en posant des gestes concrets en faveur de la paix.
4. Assurer transparence et redevabilité à toutes les étapes du processus afin de restaurer la confiance entre l’État et les citoyens.
5. Encourager l’adhésion d’autres organisations de la société civile au GASP.
Avant de clore son propos, l’ODEP réaffirme son engagement, aux côtés de la société civile congolaise, à œuvrer pour la consolidation de la paix, le renforcement de la gouvernance démocratique et la cohésion nationale.
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