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Modernisation et transparence des finances publiques : Judith Suminwa lance les activités de la COPIRAP

La Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a lancé, ce jeudi 4 septembre, des activités de la Commission Permanente Interministérielle chargée de la Rationalisation de la Parafiscalité (COPIRAP).

Placée sous la coordination des ministères du Budget et des Finances, cette commission est appelée à jouer un rôle clé dans la modernisation et la transparence des finances publiques de la République Démocratique du Congo, au cœur de l’Afrique.

Un contexte économique et sécuritaire exigeant

Dans son allocution, la Cheffe du Gouvernement a rappelé les multiples défis auxquels la RDC fait face.Sur le plan sécuritaire, la guerre imposée dans l’Est du pays par le Rwanda et le M23 continue de peser lourdement sur les finances publiques, a-t-elle fait remarquer.

Sur le plan économique, elle a évoqué la stabilité macroéconomique qui demeure une priorité, notamment par le respect des engagements pris avec les institutions internationales, dont le Fonds monétaire international (FMI).

Enfin, la Première ministre a insisté sur l’urgence de restaurer la confiance des investisseurs privés par la mise en œuvre de réformes structurelles profondes.

« Cette réforme est essentielle pour bâtir une République Démocratique du Congo où chaque ressource publique est mise au service exclusif de l’intérêt général », a déclaré Judith Suminwa.

Six orientations majeures annoncées

La Première ministre a présenté six axes stratégiques qui guideront le travail de la COPIRAP et la réforme de la parafiscalité :

  1. Redresser les finances publiques : élargir l’assiette fiscale par la rationalisation et respecter le principe d’universalité budgétaire.
  2. Encadrer le financement des politiques sectorielles : veiller à ce que les ressources parafiscales soient orientées vers des missions publiques prioritaires.
  3. Geler la création de nouveaux prélèvements parafiscaux : éviter l’introduction de taxes supplémentaires qui fragiliseraient le budget général et disperseraient les ressources.
  4. Planifier rigoureusement les travaux de la COPIRAP : établir un calendrier précis, un rapport général et une feuille de route opérationnelle.
  5. Allouer les moyens nécessaires à la COPIRAP : garantir un financement adéquat et mobiliser des ressources techniques pour assurer l’efficacité de la commission.
  6. Travailler en synergie avec toutes les parties prenantes : associer les ministères sectoriels, la société civile, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers.

Un engagement collectif pour réussir la réforme

Judith Suminwa a par ailleurs appelé toutes les parties prenantes à contribuer activement à la réussite de cette réforme ambitieuse. Elle a particulièrement appelé le Parlement a opéré un contrôle rigoureux et à mettre en place un cadre légal solide.

Au gouvernement et l’administration publique, elle a demandé de garantir la discipline et la transparence. La société civile et le secteur privé sont exhortés à agir en acteurs critiques et constructifs.

Aux partenaires techniques et financiers, la cheffe du gouvernement a salué le soutien jugé essentiel pour la crédibilité internationale du processus.

« Ensemble, nous pouvons transformer la rationalisation de la parafiscalité en un puissant outil de modernisation de l’État et de prospérité économique », a affirmé la Première ministre.

La COPIRAP se veut un instrument stratégique de lutte contre la prolifération des actes parafiscaux, de renforcement de la redevabilité et d’instauration d’une discipline financière durable.

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