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RDC – Stabilité du taux de change : La BCC recommande notamment la limitation des paiements en cash en Francs congolais

Le Comité de Conjoncture Économique ( CCE) a tenu une réunion, mardi 1 mars 2023, au cours de laquelle toute la santé économique du pays, pour la période du 20 au 20 février 2023, a été passée au crible.

A en croire le ministre du Budget, Aimé Boji, qui a fait le compte rendu au sortir de cette réunion, le gouvernement doit conjuguer des efforts considérables pour stabiliser le Franc congolais sur le marché de change.

Toujours dans ce registre de stabilisation de la monnaie nationale, la Banque Centrale du Congo ( BCC) a recommandé, entre autres, la limitation des paiements en cash en Franc congolais qui, selon elle, peuvent avoir un effet adverse sur le marché de change.

“Pour continuer à maintenir la stabilité du franc congolais, la Banque Centrale du Congo préconise la poursuite du suivi du facteur de liquidité dans le système bancaire national, la poursuite des réformes conclues dans le cadre du programme des réformes structurelles en rapport avec le programme avec le FMI, la poursuite de la politique de diversification de l’économie nationale, et enfin la limitation des paiements en cash en Franc congolais, qui peuvent avoir un effet adverse sur le marché de change”, a déclaré le ministre du Budget.

Présentant la situation du marché de change au cours de la période concernée, Aimé Boji a déclaré ce qui suit : ” Pour ce qui est du marché de change, on note une légère stabilité au niveau de l’indicatif, avec, au 24 février, un taux de 2035 FC contre 1 dollar américain et au marché parallèle, une légère appréciation du Franc congolais qui s’est échangé au 24 février, à un taux de 2308,1 FC contre 1 dollar américain”.

A l’en croire, en ce qui concerne les principaux indicateurs économiques, l’inflation s’est établie à 4,175% en cumul annuel et en glissement annuel. La RDC est à un taux de 16,6% avec une projection à fin exercice de 9,7%.

Pour ce qui est des réserves de change, il est fait mention d’une augmentation de 0,13%. Ces réserves se situent, au 24 février, à 4 milliards 335 millions US. Ce qui, soutient Aimé Boji, représente à peu près 10 semaines d’importation des biens et services sur ressources propres du Gouvernement.

Dans un autre registre, le CCE a fait mention de l’inauguration, par le Chef de l’État, du premier module de l’usine d’adduction d’eau potable de Mbinza Ozone, avec une capacité de 110 000 m3 par jour, qui va donc desservir plusieurs communes et plusieurs quartiers de Kinshasa. Ce, grâce à un
un financement de la Banque mondiale à hauteur de 71 millions de dollars.

Dans le cadre des faits saillants au niveau national, le CCE note la signature, le 24 février dernier, d’un contrat entre le PNUD et deux sociétés de la place, Safricas et CMK, contrat qui concerne la mise en œuvre du Programme de développement local des 145 territoires.

Il est ici question de l’exécution de 241 projets qui sont répartis sur 5 provinces : Le Sud-Kivu, le Sankuru, la Tshopo, le Tanganyika et le Maniema.

Au plan international, le Comité de Conjoncture économique a indiqué la publication de la note d’orientation du Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD). Cette note révèle que malgré les différentes initiatives qui ont été prises pour la transformation du système financier international, les écarts existent entre les pays développés et les pays en voie de développement.

Et ces écarts se manifestent par une situation de surendettement de plusieurs pays en voie de développement. Pour pallier ce phénomène, le PNUD propose certaines mesures, parmi lesquelles, la restructuration de la dette des pays en voie de développement pour aboutir à la création d’un système, d’une architecture de dette qui prend en compte la situation actuelle. 

“Nous avons également noté, sur le plan international, une légère accélération de la croissance du secteur privé au niveau de l’Union européenne mais aussi au niveau de l’économie américaine. On a également noté une hausse de prix des produits miniers d’exportation de la RDC ainsi qu’une baisse des produits pétroliers et des produits céréaliers”, a conclu Aimé Boji.

Molimo

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