Dans une réflexion rendue publique ce dimanche 3 décembre 2023, l’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements ( ANAPI) table sur les enjeux de la mutualisation des investissements productifs à l’ère de la Zone de Libre-échange continentale africaine ( ZLECAF). Elle a spécifiquement présenté ses opportunités, defis et préalables pour la République démocratique du Congo.
Selon l’ANAPI, dans le cadre d’une zone de libre-échange, la mutualisation des investissements va au-delà de la simple réduction des barrières tarifaires. Elle implique une harmonisation des politiques économiques, des infrastructures et des réglementations pour créer un environnement propice aux échanges et aux investissements.
Il s’agit là de mettre l’accent particulier sur la collaboration étroite entre pays, dans le but d’optimiser l’utilisation de ressources et compétences respectives, afin de stimuler la croissance économique.
Cela implique la mise en commun des ressources financières, technologiques et humaines en vue de créer des synergies capables de dépasser les frontières nationales.
S’agissant de la RDC, martèle l’ANAPI, la mutualisation des investissements signifie non seulement une ouverture accrue aux marchés régionaux, mais aussi la possibilité de partager des technologies, des connaissances et des compétences.
Au nombre des opportunités que cette dernière charrie pour la RDC, l’ANAPI cite notamment
: 1. L’accélération de la diversification de l’économie par la création des chaines de valeur intégrées ;
- L’optimisation des avantages comparatifs ;
- L’amélioration de l’accès aux marchés régionaux ;
- Le partage de connaissances et des technologies ;
- Et la réduction des risques et le renforcement de la stabilité économique.
Parmi les défis majeurs, l’ANAPI mentionne :
- La précarité des infrastructures de communication ;
- La nécessité d’une gouvernance de qualité pour une stabilité politique ;
- L’opacité dans la gestion des ressources naturelles ;
- Les capacités institutionnelles faibles ;
- L’absence de l’inclusion sociale pour une diffusion plus large des retombées positives de l’action publique ;
- Le retard technologique
Pour relever les défis relevés ci-haut, les actions préalables du gouvernement congolais devraient aller dans le sens ce sens selon l’ANAPI :
- Favoriser une intégration physique du pays par la construction des infrastructures permettant d’améliorer la connectivité physique du pays aux autres Etats parties en vue de faciliter les échanges commerciaux et la mobilité des capitaux et des personnes ;
- Garantir la stabilité des engagements publics ;
- Assurer la transparence dans la gestion des ressources naturelles ;
- Renforcer en ressources diverses (matériels, humaines et financières) les acteurs œuvrant dans la promotion, l’encadrement et le contrôle des investissements productifs ;
- Veiller à ce que les canaux de redistribution des bénéfices soient totalement opérationnels ;
- Et moderniser l’administration publique et promouvoir des solutions numériques.
Pour l’ANAPI, au-delà de ces préalables, il est impérieux pour le gouvernement congolais de :
- Encourager et Renforcer les chaînes de valeur dans les filières porteuses ;
- Adapter les stratégies nationales d’industrialisation à la ZLECAf ;
-Favoriser la production agricole à plus forte valeur ajoutée pour réduire la dépendance aux importations ;
- Généraliser les systèmes de paiement régionaux intégrés ;
- Harmoniser et renforcer les systèmes de normes de qualité ;
- Adopter une politique fiscale souple pour encourager et inciter la production interneinterne ;
- Promouvoir les secteurs ciblés et les produits « made in DRC ».
Molimo
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