Dans son discours prononcé ce vendredi 24 avril 2026, à l’occasion du quatrième anniversaire de son parti, l’Alliance pour le Changement (A.Ch), Jean-Marc Kabund a fermement rejeté tout projet de transfert de migrants vers le sol congolais en provenance des États-Unis.
Affirmant que « la RDC n’est pas le 53ᵉ État des États-Unis », l’opposant politique a illustré son propos par une comparaison démographique et territoriale. Selon lui, la République démocratique du Congo fait déjà face à une forte pression interne et ne devrait pas accueillir de populations supplémentaires dans le contexte actuel.
Par ailleurs, il a évoqué l’existence de discussions présumées entre Washington et Kinshasa concernant l’accueil de 1 200 ressortissants afghans ayant collaboré avec les États-Unis en Afghanistan. Il a exprimé de vives inquiétudes quant aux implications sécuritaires d’un tel projet.

« Cela reviendrait à faire entrer des personnes susceptibles de représenter un danger. Nous avons déjà des défis sécuritaires, notamment avec les ADF-Nalu. Faut-il encore en ajouter ? Les Congolais, déjà confrontés aux violences urbaines et à l’insécurité, risquent de faire face à de nouvelles menaces », a-t-il alerté.
Le meeting marquant le quatrième anniversaire du parti s’est tenu au siège de l’A.Ch, situé sur la 11ᵉ rue, dans la commune de Limete, à Kinshasa. Cette activité a servi de tribune pour exposer les positions de cette formation politique sur plusieurs questions d’actualité nationale.
Jean-Marc Kabund a par ailleurs dressé un tableau sombre de la situation du pays, dénonçant ce qu’il qualifie d’échec du régime du président Félix Tshisekedi. Il a notamment pointé une insécurité généralisée qu’il attribue à un déficit d’autorité de l’État, estimant que les institutions peinent à assurer la protection des citoyens sur l’ensemble du territoire national.

Sur le plan politique, l’ancien secrétaire général de l’UDPS s’est également opposé à toute réforme constitutionnelle. Dans la foulée, il a invité le chef de l’État à « sortir par la grande porte ».
« Ceux qui parlent de changement évoquent un concept qui n’existe pas dans notre Constitution. On ne peut pas en parler. Je vous assure qu’ils ne le feront pas. Ce sont des menteurs qui ont rempli la tête des Congolais de faussetés », a-t-il déclaré.
Poursuivant son intervention, il a insisté sur son franc-parler :
« Je ne suis pas un flatteur. Je dis la vérité. Je m’adresse à Félix Tshisekedi : il a encore la possibilité de sortir par la grande porte. C’est à lui de choisir. Nous n’allons pas le forcer. Il doit lui-même décider de prendre le chemin du salut ou celui de l’échec. »
En conclusion, Jean-Marc Kabund a lancé un appel sans détour : « Nous devons tout faire pour mettre fin à ce régime que nous considérons comme celui des farceurs et des voleurs. »
Vira Kiese








