Pour comprendre le monde et s'épanouir

RDC : Jean-Marc Kabund rejette toute réforme constitutionnelle et appelle Félix Tshisekedi à “sortir par la grande porte”

Le parti Alliance pour le Changement (A.Ch) de Jean-Marc Kabund a célébré, ce vendredi 24 avril 2026, son quatrième anniversaire. À cette occasion, un meeting a été organisé au siège du parti, situé sur la 11ᵉ rue à Limete.

Cette activité a servi de tribune pour exposer la position de cette formation politique sur plusieurs questions d’actualité. Dans son allocution, Jean-Marc Kabund a dressé un tableau sombre de la situation du pays, dénonçant ce qu’il qualifie d’échec du régime de Félix Tshisekedi.

Il a notamment pointé du doigt une insécurité généralisée qu’il attribue à un déficit d’autorité de l’État, estimant que les institutions peinent à assurer la protection des citoyens sur l’ensemble du territoire national.

Sur le plan politique, l’ancien secrétaire général de l’UDPS s’est fermement opposé à toute réforme constitutionnelle. Il a, dans la foulée, invité le chef de l’État à « sortir par la grande porte ».

« Ceux qui parlent de changement évoquent un concept qui n’existe pas dans notre Constitution. On ne peut pas en parler. Je vous assure qu’ils ne le feront pas. Ce sont des menteurs qui ont rempli la tête des Congolais de faussetés », a-t-il déclaré.

Poursuivant son intervention, Jean-Marc Kabund a insisté sur son franc-parler :

« Je ne suis pas un flatteur. Je dis la vérité. Je m’adresse à Félix Tshisekedi : il a encore la possibilité de sortir par la grande porte. C’est à lui de choisir. Nous n’allons pas le forcer. Il doit lui-même décider de prendre le chemin du salut ou celui de l’échec».

Abordant la question des migrants en provenance des États-Unis, il a rejeté toute idée d’accueil en ces termes : « La RDC n’est pas le 53ᵉ État des États-Unis. »

Il a illustré son propos par une comparaison démographique et territoriale, estimant que la RDC fait déjà face à une forte pression interne et ne devrait pas accueillir de populations supplémentaires dans ce contexte.

Par ailleurs, Jean-Marc Kabund a affirmé que des discussions seraient en cours entre Washington et Kinshasa pour l’accueil de 1 200 Afghans ayant collaboré avec les États-Unis en Afghanistan. Il a exprimé de vives inquiétudes quant aux conséquences sécuritaires d’un tel projet.

« Cela reviendrait à faire entrer des personnes susceptibles de représenter un danger. Nous avons déjà des défis sécuritaires, notamment avec les ADF-Nalu. Faut-il encore en ajouter ? Les Congolais, déjà victimes de violences urbaines et de l’insécurité, risquent de faire face à de nouvelles menaces », a-t-il alerté.

En conclusion, il a lancé un appel sans détour : « Nous devons tout faire pour mettre fin à ce régime que nous considérons comme celui des farceurs et des voleurs. »

Vira Kiese

Laisser un commentaire

Solverwp- WordPress Theme and Plugin