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Secteur des Assurances en RDC : Le chiffre d’affaires est passé de 70 millions $ en 2018 à plus de 268 millions $ en 2022 ( Nicolas Kazadi)

Le secteur des assurances en RDC connaît une progression notable. Le chiffre d’affaires est passé de 70 millions $ en 2018 à plus de 268 millions $ en 2022. C’est le ministre des Finances, Nicolas Kazadi, qui l’a dit dans son discours au cours du lancement des travaux de la 47ème assemblée générale de la Fédération des Sociétés d’Assurances de droit National Africains (FANAF).

Selon l’argentier congolais, après la libéralisation du secteur des assurances en RDC en 2018, à la suite de la promulgation de la loi du 17 mars 2015 portant Code des assurances, le secteur des assurances congolais est passé d’un seul acteur, à 41 opérateurs.

À l’en croire, depuis l’entrée sur le marché de nouveaux opérateurs, le chiffre d’affaires du pays est passé de 62 millions USD en 2018 à plus de 268 millions USD en 2022, soit une progression globale de 270% sur une période de 4 ans et une croissance annuelle de 54 %, conformément aux données présentées par l’autorité de régulation des assurances (ARCA).

Devant près d’une cinquantaine de délégations venues de différents coins du continent africain, Nicolas Kazadi a présenté les opportunités qu’offre le marché congolais des assurances libéralisé depuis 2018.

“La RDC, pays si vaste, plein de potentiels et opportunités pour le secteur des assurances, attend des résultats de ces assises. Nous vous demandons, au cours de ces assises, de faire en sorte que nous puissions atteindre le plein potentiel du secteur des assurances en RDC comme ailleurs sur le continent africain. Il y a nécessité de communiquer les bonnes pratiques pour montrer à la population que l’assurance est une nécessité et un privilège”, a-t-il déclaré.

Nicolas Kazadi a, par ailleurs, appelé les acteurs du secteur à travailler intensément en vue de créer un climat de confiance entre la population et les produits d’assurances qui offre une certaine sécurité aux affaires. A l’en croire, personne n’est épargnée. Qu’il s’agisse des régulateurs, des assureurs, des intermédiaires et même les bénéficiaires dont les entreprises.

“Nous sommes des partenaires et devons travailler ensemble pour élargir ce taux de pénétration et faire en sorte que l’économie soit mieux assurée, mieux couverte et qu’elle puisse enfin se développer davantage. Mon souhait est que des différents échanges durant cette 47ème assemblée générale de la FANAF sortent les résolutions qui contribueront à l’essor du secteur des assurances en Afrique”, a-t-il conclu.

Prenant la parole, le président de la FANAF, Ekomie Afene César, a démontré combien, à un prix modéré, l’assurance peut libérer les familles des catastrophes irréparables.

“Aujourd’hui, nous devons travailler pour faire de l’assurance un produit de consommation courante. Nous devons prendre davantage la destinée du progrès de notre industrie en consolidant notre place de partenaire d’une économie prospère”, a-t-il dit.

Ouverte lundi 20 février, la 47ème assemblée générale de la FANAF va se clôturer le vendredi 24 février prochain. Elle porte sur le thème : « L’assurance Africaine : comment exploiter au maximum son potentiel pour une prospérité partagée ».

Molimo Kasundi

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