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Emmanuel Macron : “La RDC ne doit pas être un butin de guerre. Le pillage à ciel ouvert doit cesser. Ni pillage, ni balkanisation, ni guerre”

Au cours d’une conférence de presse animée ce samedi 4 mars à Kinshasa, le président Français Emmanuel Macron n’a pas dénoncé nommément le Rwanda qui soutient le mouvement terroriste M23, ni annoncé des sanctions contre cet État qualifié non sans raison de barbare et de rétrograde.

Il a cependant réaffirmé la détermination de son pays à demeurer un allié de taille de la RDC et dit non à la guerre que vit la partie Est de la RDC, non au pillage des ressources naturelles de ce pays et non à sa balkanisation.

” Je souhaite aujourd’hui que la France reste fidèle à son rôle d’allié indéfectible de la RDC pour défendre son intégrité et sa souveraineté. La RDC ne doit pas être un butin de guerre. Le pillage à ciel ouvert de la RDC doit cesser. Ni pillage, ni balkanisation, ni guerre. Il ne peut y avoir deux poids, deux mesures entre la tragédie qui se joue en Ukraine, sur le territoire européen et celle qui se joue sur le sol africain. Et la solidarité ne saurait être à géométrie variable”, a déclaré Emmanuel Macron.

Répondant à la question d’un journaliste qui voudrait comprendre comment la France compte réparer les préjudices, au regard de son rôle dans le génocide Rwandais et dans l’entrée des FDLR sur le territoire congolais en 1994, malgré l’opposition des autorités congolaises de l’époque, Emmanuel
Macron a rejeté la responsabilité à la partie congolaise.

” Depuis 1994, permettez moi de le dire de manière aussi crue, vous n’avez pas été capable de restaurer la souveraineté, ni militaire, ni sécuritaire, ni administrative de votre pays. Il ne faut pas chercher les coupables à l’extérieures. Je suis favorable, si le président Tshisekedi le souhaite, à la mise en place d’une une commission des historiens qui puisse assigner les responsables aux uns et aux autres
“, a-t-il lâché.

Et d’ajouter : ” Les drames qui se sont joués dans votre pays, les crises et guerres précédentes nécessitent et nécessiteront que la justice soit faite. Face à une histoire dont le nombre de victimes équivaut à des guerres mondiales que nous avons vécues, la France ne prétend pas avoir seule une solution. La solution est dans un réveil collectif. Dans la prise de conscience qui est l’affaire de tous et de toute la région”.

Revenant sur le processus de paix engagé au niveau régional, le président Français a affirmé que le plan sur la table est le bon, à condition qu’il soit respecté à chaque étape et que le chronogramme qui a été décidé à partir du 28 février soit dûment respecté.

Molimo

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