Pour comprendre le monde et s'épanouir
Bendele Ekweya Te

Renégociation du contrat chinois : La RDC bénéficie de 4 milliards $ supplémentaires pour la construction des infrastructures, dont 624 millions $ en 2024

Dans le cadre de la renégociation du fameux “contrat chinois”, les partie congolaise et  chinoise sont arrivées à la signature d’un nouvel avenant le 19 janvier 2024. Selon cette nouvelle convention, la RDC va bénéficier de 4 milliards USD supplémentaires pour la construction des infrastructures.

C’est ce qu’indique un communiqué de la Sicomines SA daté du 27 janvier 2024, parvenu à notre rédaction. La structure de l’actionnariat au sein de cette jointe-venture reste la même : 68% pour les Chinois contre 32 % pour la RDC.

La Sicomines SA payera 1,2% de son chiffre d’affaires annuel à la partie congolaise à titre de royalties. Les parties congolaise et Chinoise ont par ailleurs consenti de gérer conjointement la centrale de Busanga dont 60% des parts reviendront au Groupement des Entreprises Chinoises ( GEC) et 40 à l’État congolais.

Conformément à cet avenant signé entre la RDC et le GEC, la GECAMINES sera chargée de la commercialisation de 32% de la production annuelle de la Sicomines SA.

Soulignons que l’Inspection générale de Finances ( IGF),  structure qui joué un grand rôle dans la renégociation de ce contrat qualifié de léonien, a reuni les organisations de la société civile, samedi 27 janvier 2024, pour leur faire part de la signature de cet avenant.

Selon son inspecteur général, le chef de service Jules Alingete, rien que pour l’année 2024, la République démocratique du Congo va bénéficier d’au moins 624 millions$ de la part de la partie chinoises pour la construction des infrastructures.

Il a soutenu que le pays va ainsi commencer à bénéficier chaque année de 324 millions USD par an pour la construction des infrastructures de la part du GEC, sauf changement des prix des matières premières à l’international. Un montant qui, soutient Jules Alingete, permettra à la RDC de construire près de 300 kilomètres de routes par an.

Le prix de référence dans les négociations est de 8 000 dollars américains la tonne pour le cuivre. Donc avec ce niveau d’investissement, le montant de 324 millions USD pourra augmenter lorsque les prix du cuivre augmenteront, et pourrait légèrement baisser lorsque les prix du cuivre diminueront”, a-t-il déclaré.

En réaction, des organisations de la société civile dont l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP), appellent la partie congolaise à la vigilance afin que les clauses de cet avenant soient scrupuleusement respectées.

Rappelons que le contrat dit chinois a été signé en 2008 sous forme de la troque : construction des infrastructures en RDC par la partie chinoise contre exploitation des mines sur le sol congolais. Il a fallu attendre 15 ans après pour pour que les soupçons du bradage des minerais de la RDC à la faveur de ce contrat commencent à tomber.

Selon un communiqué de l’IGF publié en février 2023, en quinze ans de la Convention, la partie congolaise n’avait bénéficié que de 822 millions de dollars américains en terme d’infrastructures, contre plus de 11 milliards pour la partie chinoise à travers l’exploitation des minerais.

Molimo

Laisser un commentaire

Solverwp- WordPress Theme and Plugin