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RDC : L’UDPS au bord de l’explosion à cause du crédo “le ventre d’abord”

Ça ne va pas au sein du parti politique l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social ( UDPS). Le moins que l’on puisse dire est que le parti présidentiel est au bord de l’explosion. Un nom au centre de cette crise interne, Augustin Kabuya.

Tout le monde veut du départ du tout puissant secrétaire général du parti de la 11 ème rue Limete. Il est accusé de tous les maux : Mauvaise gestion, clientélisme,  négligence des ambitions des autres cadres…

Militants et cadres de l’UDPS présentent Augustin Kabuya comme la cause de la crise et des tensions qui secouent actuellement le parti politique cher à Etienne Tshisekedi. Une marche a même été organisée par certains cadres pour exprimer leur désaccord.

Il ne se passe plus un jour sans que les militants et cadres de l’UDPS fassent une déclaration de retrait de confiance à Augustin Kabuya. De la Ligue des jeunes à d’autres structures du parti, la frustration s’observe partout.

Au-delà de la caporalisation du fonctionnement du parti, c’est aussi l’enchrichissement rapide du SG de l’UDPS qui inquiéte la majorité des membres du parti présidentiel qui continue à vivre dans la pauvreté extrême.

Les “combattants” d’ici et d’ailleurs n’en peuvent plus. Ils ne jurent que par le départ d’Augustin Kabuya. Selon les témoignages recueillis, le SG a instauré une méthode de gestion du parti marquée par la terreur dénommée “tosa obika” ( ndlr, il faut lui obéir pour être sauvé ).

C’est par lui qu’il faut absolument passer pour être nommé à tous les niveaux. C’est lui qui dresse unilatéralement les listes des ministrables à adresser au chef de l’Etat. Il décide de tout et de rien. Conséquence, Kabuya se comporte comme un ayatollah au sein de l’UDPS avec qui il faut absolument être en bon terme pour bénéficier des avantages du régime. Il suffit de voir le boom que son train de vie a connu pour s’en rendre compte. On en peut plus“, a dénoncé un membre de la Ligue des jeunes interrogé.

Dans une lettre adressée à maman Marthe Kasalu, en sa qualité de co-fondatrice de l’UDPS, un cadre de cette formation politique lui demande de convoquer une concertation avec toutes les parties prenantes à ce conflit en vue d’une solution urgente.

D’autres cadres du parti sont allés jusqu’à en appeler à l’intervention personnelle du président de la République Felix-Antoine Tshisekedi afin de sauver l’honneur de l’UDPS. Ce qui évitera, soutiennent-ils, de créditer la thèse selon laquelle cette formation politique ne s’était pas préparée à diriger le pays.

Pour calmer la tempête, Augustin Kabuya a signé un communiqué dans lequel il a appelé à “l’unité de toutes les combattantes et de tous les combattants, car l’ennemi compte déstabiliser le parti, et par ricochet le régime”.

Au regard de tous ces faits relevés ci-haut, un seul mot paraît pertinent pour expliquer ce qui se passe actuellement à l’UDPS : la frustration. A la place du “peuple d’abord”, Augustin Kabuya et sa bande ont préféré appliquer le credo, “le ventre d’abord”.

Ils ont bouffé seul au détriment du peuple congolais en général, y compris les militants et militantes de l’UDPS qui ont bravé la peur et la faim durant plusieurs décennies. C’est dire que la grogne qui s’observe actuellement au sein du parti présidentiel n’est qu’un échantillon des grincements des dents qui s’observent au niveau national.

Prions le ciel que cette précarité qui bat actuellement son plein au sein de la société congolaise de manière générale ne conduise pas à des manifestations d’envergure nationale contre la misère sociale.

ML

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