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Résolution de la crise en RDC à l’aune des données actuelles : Le professeur Florimond Muteba fait le diagnostic et propose la thérapie

Le PCA de l’ODEP, le professeur Florimond Muteba Tshistenge, vient de publier une tribune d’expression populaire dans laquelle il a posé le diagnostic de la crise congolaise à l’aune des données actuelles et proposé la thérapie, mieux sa recette pour la sortie de ce bourbier dans lequel patauge le pays de Lumumba depuis plus de 30 ans.

Pour lui, la solution définitive à la crise congolaise ne viendra pas de l’ONU, ni de Washington, encore moins de Bruxelles. Elle viendra d’un sursaut collectif africain, d’une alliance géostratégique continentale, et d’une refondation institutionnelle congolaise autour de trois piliers, à savoirc la souveraineté militaire et technologique ; l’intégration régionale stratégique autour de la CIRGL, de la SADC et d’un axe de coopération Sud-Sud à vocation anti-impérialiste ; ainsi que de l’ancrage dans la mémoire historique, pour décoloniser non seulement les ressources, mais aussi les imaginaires.

“La paix ne peut être un produit d’exportation. Elle ne peut être construite par ceux qui bénéficient de la guerre. L’Afrique doit choisir : s’unir ou s’effondrer. Et le Congo, par son histoire, son poids et son potentiel, doit redevenir le cœur battant de cette renaissance continentale”, a écrit le PCA de l’ODEP.

Matrice d’un ordre extractiviste neocolonial

Dans cette réflexion, Florimond Muteba a présenté la guerre d’agression dont est victime la RDC depuis plusieurs décennies comme une “matrice d’un ordre extractiviste neocolonial”. Selon lui, ce qui se passe en RDC en particulier et en Afrique en général, il ne s’agit plus seulement de conflits armés à des fins géopolitiques classiques, mais de véritables stratégies de captation des ressources, de déstructuration des souverainetés nationales, et de mise sous tutelle des économies locales, avec la complicité d’une certaine élite politique et économique africaine corrompue et prédatrice.

Il a démontré que la RDC n’a pas beaucoup à attendre de l’occident qui, explique-t-il, jongle actuellement entre la duplicité diplomatique et la schizophrénie stratégique. Florimond Muteba exprime cette posture de l’Occident par la formule “condamner à Bruxelles, financer à Kigali”.

A en croire le numéro 1 de l’ODEP, dans le concert des puissances complices de la déstabilisation du Congo, la Belgique occupe une place à la fois singulière, historique et tragiquement persistante. “Héritière d’un passé colonial brutal, elle n’a jamais véritablement rompu avec sa logique d’ingérence”, a-t-il martelé.

La RDC doit se positionner comme une puissance émergente panafricaine

Malgré ce tableau peu reluisant, le professeur Florimond Muteba souligne que la RDC a tout pour se positionner comme une puissance émergente panafricaine, dans ce monde multipolaire, marqué par un basculement géopolitique, où la domination occidentale s’effrite, et les BRICS avancent.

Dans la même veine, le professeur Florimond Muteba a démontré que le conflit à l’Est de la RDC se structure autour de trois piliers, à savoir la militarisation des zones minières, assurée par des groupes armés dits « rebelles », recyclés au fil des ans sous divers sigles (AFDL, RCD,
CNDP, M23/AFC) ; le soutien direct ou indirect de certains États voisins, en particulier le Rwanda et l’Ouganda, dont les armées servent désormais d’instruments logistiques au service du système capitaliste mondial et
la diplomatie ambiguë des puissances occidentales, oscillant entre condamnation rhétorique et soutien matériel, selon les intérêts géostratégiques du moment.

Les cinq vagues de la prédation armée en RDC

Il a par ailleurs, dans une approche diachronique, presenté, les cinq vagues de la prédation armée en RDC. Le professeur Florimond a parlé de la guerre d’occupation économique (1998-2003), de l’eposode de “guerre furtive” menée par len colonel Jules Mutebutsi (2024), de l’epoque de Laurent Nkunda et la contractualisation de la violence ( 2009), de celle de M23 qualifiée de la mutation génétique du chaos (2012), et enfin l’epoque du retour stratégique et de la militarisation economique.

Molimo

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