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Haute Cour militaire: “Joseph Kabila jugé par défaut et ne peut être défendu par aucun avocat” ( auditeur général des FARDC)

Joseph Kabila est jugé par défaut devant la Haute Cour militaire et ne peut être défendu par aucun avocat. C’est ce qu’a requis l’auditeur général des Forces Armées de la République démocratique du Congo ( FARDC), le Lieutenant général Likulia Bakumi, au cours de l’audience de ce vendredi 25 juillet 2025.

Pour formuler cette demande, l’officier du Ministère public s’est fondé sur les artistes 326 et 327 du Code judiciaire militaire.

“Nous devons nous conformer à l’article 326 et suivant du Code judiciaire militaire. En effet, l’article 326 dispose que, lorsque le prévenu renvoyé devant les juridictions militaires pour une infraction n’a pu être saisi ou lorsqu’apres avoir été saisi s’est évadé, ou lorsque régulièrement cité, il ne se présente pas, le jugement est, en ce qui le concerne, rendu par défaut. Article 327 : sur réquisition du ministère public, il est procédé au jugement par défaut. Aucun défenseur ne peut se présenter pour le prévenu défaillant. Le rapport, les procès verbaux, les dépositions des témoins et les autres pièces de l’instruction sont lues à l’audience. Le jugement est rendu dans la forme ordinaire. Mr le Président, distingué juge, conformément aux prescrits de l’article 327 du Code judiciaire militaire, je requière qu’il plaise à votre Haute Cour militaire de juger le Président Joseph Kabila Kabange par défaut”, a-t-il déclaré.

Ce réquisitoire du ministre public faisait suite à la lecture, par la greffière en chef de la Haute Cour militaire, du rapport des agents qui sont allés déposer la citation à prévenu dans différentes résidences de Joseph Kabila. Selon ce rapport, les personnes trouvées sur place ont catégoriquement refusé de receptionner ces exploits de justice.

Cette audience a démarré par la lecture de la citation à comparaître qui reprend les infractions pour lesquelles Joseph Kabila est poursuivi, à savoir,
la participation à un mouvement insurrectionnel, le crime contre la paix et la sécurité de l’humanité, l’homicide intentionnel par balles, la trahison, l’apologie, le viol, la torture et la déportation, occupation à force ouverte de la ville de Goma.

La greffière en chef de la Haute Cour militaire a ensuite présenté les faits mis à charge de l’ancien chef de l’État de la RDC, parmi lesquels les tueries des populations, les violences sexuelles des femmes et bien d’autres actes actes affreux.

Notons que la République démocratique du Congo s’est constituée partie civile dans ce procès pour réclamer répartition des dommages subis. Dans leur prise de parole, les avocats de la RDC ont sollicité une remise pour mieux compulser les pièces du dossier.

En réaction à cette demande, le premier président de la Haute Cour militaire, le Lieutenant général Joseph Mutombo Katalayi, a suspendu l’audience, en renvoyant l’affaire au jeudi 31 juillet prochain.

Rédaction

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