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Partenariat stratégique USA-RDC : Le Corps de l’Élite Scientifique de l’UDPS veut faire profiter réellement le pays

Le Corps de l’Élite Scientifique (CES) de l’UDPS entend apporter sa contribution à la réflexion nationale sur le partenariat stratégique conclu entre les États-Unis d’Amérique et la République démocratique du Congo. Dans cette optique, cette structure scientifique organise, du 22 au 23 juin prochains à l’hôtel Hilton de Kinshasa, une grande conférence scientifique placée sous le thème : « Partenariat stratégique USA-RDC : enjeux, opportunités et appropriation effective ».

L’annonce a été faite ce jeudi 18 juin lors d’une conférence de presse réunissant les principaux responsables du CES-UDPS. À travers cette initiative, les organisateurs souhaitent créer un cadre de réflexion multidisciplinaire réunissant scientifiques, chercheurs, décideurs publics, acteurs économiques et représentants de la société civile afin d’examiner les implications concrètes de ce partenariat pour l’avenir du pays.

Pour le président national du CES, le Dr Donat-Soft Mukuna Muya, cette rencontre scientifique intervient à un moment crucial où la RDC est appelée à définir sa place dans les nouvelles dynamiques géopolitiques et économiques mondiales.

« Nous sommes face à une opportunité historique qui peut transformer durablement notre économie, renforcer notre sécurité et accélérer notre développement social. Notre rôle, en tant que scientifiques, est d’éclairer les décideurs et d’accompagner le peuple dans la compréhension de ces enjeux. La science doit être mise au service de l’intérêt national », a-t-il déclaré.

Selon lui, la conférence permettra de dépasser les débats passionnels et les interprétations parfois contradictoires qui entourent cet accord afin de proposer des analyses fondées sur des données objectives et des approches scientifiques.

Répondre aux inquiétudes et combattre la désinformation

Abordant les critiques formulées par certains observateurs concernant une éventuelle exploitation défavorable des ressources naturelles congolaises, le président du CES a estimé que plusieurs opinions reposent sur une compréhension incomplète du contenu et des perspectives offertes par ce partenariat.

« Nous constatons que beaucoup de commentaires circulent sans véritable maîtrise des mécanismes prévus dans le cadre de cette coopération. Notre responsabilité consiste justement à apporter des éléments d’analyse permettant à chacun de se forger une opinion éclairée. L’objectif est de faire en sorte que la RDC défende ses intérêts et tire le meilleur profit possible de ce partenariat », a-t-il expliqué.

Pour les responsables du CES, la question essentielle n’est pas seulement l’existence de l’accord, mais surtout la capacité des institutions congolaises à mettre en œuvre des politiques publiques susceptibles de maximiser ses retombées positives.

Des recommandations concrètes pour le Gouvernement

Coordonnateur scientifique du CES, le professeur Jean-Marie Beya a souligné que les travaux de la conférence seront orientés vers la production de recommandations pratiques destinées aux pouvoirs publics.

« Nous voulons identifier les mesures que les décideurs doivent prendre afin que ce partenariat produise des résultats tangibles pour les populations. Il ne suffit pas de signer des accords ; encore faut-il mettre en place les mécanismes nécessaires pour en tirer des bénéfices durables », a-t-il indiqué.

Les discussions porteront notamment sur plusieurs secteurs stratégiques, parmi lesquels les infrastructures, les mines, le commerce, l’industrie, la sécurité, l’éducation, la recherche scientifique, le numérique et le transfert de technologies.

Pour les organisateurs, l’ambition est de contribuer à l’élaboration d’une véritable feuille de route nationale permettant à la RDC de négocier, gérer et valoriser efficacement les opportunités offertes par ce partenariat.

Une opportunité pour accélérer le développement du pays

Président de la commission d’organisation de cette conférence scientifique, le professeur Raphaël Matamba a insisté sur la nécessité d’une meilleure appropriation populaire et institutionnelle de cet accord.

Selon lui, les États-Unis disposent d’atouts majeurs en matière d’investissements, d’innovation technologique, de recherche scientifique et de gouvernance économique, tandis que la RDC possède d’importantes ressources naturelles stratégiques indispensables à la transition énergétique mondiale.

« Nous avons constaté une faible connaissance de cet accord au sein de la population. Pourtant, les enjeux sont considérables. Si nous ne préparons pas dès aujourd’hui les politiques publiques appropriées, nous risquons de passer à côté d’opportunités importantes pour le développement du pays », a-t-il affirmé.

Le professeur Matamba estime que cette conférence devra permettre de dégager des pistes d’action concrètes visant à renforcer la croissance économique, créer des emplois, favoriser la transformation locale des ressources minières et améliorer les conditions de vie des Congolais.

Une forte participation des scientifiques congolais

Les organisateurs annoncent la participation de plusieurs personnalités issues des milieux académique, scientifique, politique et économique. La secrétaire générale du CES, Arly Ntumba, a notamment présenté les femmes scientifiques qui interviendront lors des différents panels, parmi lesquelles figurent des responsables institutionnels ainsi que des chercheurs reconnus dans leurs domaines respectifs.

Cette conférence se veut également un espace de dialogue entre les experts vivant en RDC et ceux de la diaspora, dans le but de mettre les compétences congolaises au service du développement national.

Une structure scientifique au service du peuple

Créé officiellement le 26 septembre 2019 et ayant pour devise « La science au service du peuple », le Corps de l’Élite Scientifique de l’UDPS puise son fondement dans l’article 53 des statuts du parti présidentiel.

La structure rassemble des scientifiques, chercheurs, universitaires et professionnels issus de diverses disciplines, répartis au sein de quatre grands pôles : les sciences naturelles, les sciences de la santé, les sciences sociales ainsi que les arts et lettres.

Au fil des années, le CES s’est imposé comme un espace de réflexion sur les grands enjeux nationaux. Selon le professeur Jean-Marie Beya, la structure organise chaque jeudi des matinées scientifiques consacrées à des thématiques d’intérêt public.

En près de six années d’existence, le CES-UDPS a organisé plus de 174 matinées scientifiques, deux conférences internationales, deux conférences nationales et élaboré 29 projets structurants soumis aux autorités publiques.

À travers cette nouvelle conférence consacrée au partenariat stratégique USA-RDC, le Corps de l’Élite Scientifique entend une fois de plus mettre son expertise au service de la réflexion nationale et contribuer à faire de la science un levier de développement, de souveraineté et de progrès pour la République démocratique du Congo.

Rédaction

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