Lancée le 18 novembre 2023, la campagne électorale en RDC se déroule sur fond des injures et attaques ad personam. Chose qui fait obstruction au débat démocratique et empêche le peuple, souverain primaire, de bien suivre l’offre politique de chaque candidat, ainsi opérer un choix judicieux le 20 décembre aux urnes.
Dans une étude publiée ce mardi 28 novembre 2023, l’Observatoire de la Dépense Publique ( ODEP) a appelé les candidats à la présidentielle de décembre 2023 à “sortir des cannivaux le débat de la campagne électorale”.
En plus des attaques personnelles, cette plateforme de la société civile spécialisée dans le contrôle citoyen fustige notamment ” la corruption à ciel ouvert des électeurs et des candidats qui desistent
au profit d’autres candidats moyennant des substantielles compensations financières”.
Pour l’ODEP, en lieu et place de ces vices, le débat durant la campagne électorale devrait porter notamment sur une nouvelle vision du développement de la RDC, gage de “la transformation positive de la société dont la mise en oeuvre doit être accompagnée de la justice distributive”.
L’étude souligne que les régimes qui se sont succédés à la tête de la RDC depuis 63 ans ont détruit non seulement les infrastructures physiques du pays, mais aussi les mentalités et les valeurs.
D’où, souligne-t-elle, la nécessité d’une renaissance du Congo passe par un projet national de développement participatif rationnel qui “met la construction économique au service de la consolidation de l’unité nationale”.
Apres avoir posé le contexte et présenté les conséquences de l’extraversion de l’économie congolaise de 1885 à ce jour, sur le pays et son peuple, l’ODEP présente, dans cette étude un schéma pour la construction d’une économie endogène, autocentré et autodeterminé.
Il plaide pour la mise en place d’un État nouveau, d’une démocratie nouvelle, préalable à la réduction du train de vie de l’État. Au nombre des réformes phares, l’ODEP préconise au premier chef la restructuration administrative de l’État, la suppression du Sénat et la réduction de l’Assemblée nationale à 203 députés.
“Pour réduire de manière efficace et durable le train de vie d’un Etat néocoloniale, il faut être porteur d’une vision, d’un développement endogène, indépendant, autocentré et autodéterminé. Un Etat où la dépense publique sera réellement un instrument pour construire le développement où la rationalité de la dépense et la justice distributive vont triompher. Un Etat fondé sur la participation totale de toute la population comme moteur, acteur et bénéficiaire du développement“, conclut cette étude.
Molimo
Ci-dessous le document








