Dans son discours lors du lancement des états généraux de la Justice, ce mercredi 6 novembre 2024, le président Félix Tshisekedi a réaffirmé sa détermination à restaurer la Justice congolaise et à instaurer un véritable État de droit en RDC.
Parlant des maux qui rongent la Justice congolaise, il a notamment pointé du doigt la corruption et l’impunité. Selon le magistrat suprême, ces fléaux seront absolument purgés du système judiciaire congolais.
Au nombre des réformes, il a proposé entre autres la création d’un parquet financier spécialisé dans la poursuite des actes de corruption et détournement des deniers publics, mais aussi la création d’un service de renseignement pénitentiaire pour lutter contre les invasions dans les prisons.
“Ce moment me paraît indiqué, comme je l’avais déjà préconisé lors de la 2 ème réunion ordinaire et de la 1ere réunion extraordinaire du Conseil de ministres tenues respectivement le 21 juin et le 9 septembre 2024, de peaufiner davantage la réflexion sur la mise en place d’un parquet financier ayant pour mission de suivre de manière spécifique les infractions de détournement des deniers publics, et aussi sur la possibilité de créer un service national du renseignement pénitentiaire qui devrait être capable d’anticiper et de prévenir des évasions à répétition que nous connaissons et qui aura notamment pour mission de coordonner efficacement la surveillance et la sécurité au sein de nos établissements pénitentiaires “, a déclaré le président Félix Tshisekedi
Pour lui, loin d’être un forum de plus, cette deuxième édition des états généraux de la Justice vise à évaluer le niveau de mise en oeuvre des conclusions et recommandations de la première édition en vue de proposer des actions concrètes à conjuger ensemble avec celles proposées précédemment.
“Je formule le voeu que ces assises ne soient pas un rassemblement en plus, mais plutôt avec un plus et qu’il se démarque par la qualité et le pragmatisme des recommandations qui en découleront. A ce propos, le but n’est pas de remettre en cause les conclusions et recommandations de celles de 2015, mais de procéder entre autres à l’évaluation du niveau de leur mise en oeuvre tout en proposant des actions concrètes à compter ensemble avec celles qui seront issues de cette deuxième édition” , a indiqué le magistrat suprême.
Avant de clore son propos, le président Tshisekedi a insisté sur la
modernisation de l’appareil judiciaire en insérant l’utilisation des technologies numériques pour faciliter les procédures et réduire le délai de traitement des affaires.
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