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La RDC décroche 2 nouveaux programmes avec le FMI chiffrés à 1,1 milliard $ pour le climat et 1,7 milliard $ de facilité élargie de crédit dont 800 millions $ pour les projets d’investissement

La République démocratique du Congo vient d’arracher deux nouveaux programmes avec le Fonds Monétaire International ( FMI). Il s’agit du programme de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de celui de la Facilité élargie de résilience et durabilité (RST).

Selon le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, qui l’a annoncé au cours du briefing presse de ce mercredi 13 novembre 2024, la signature de ce double programme a eu lieu le même jour.

“Je ne saurai pas terminer cet exercice sans vous annoncer la bonne nouvelle du jour. Les autorités de la RDC sont parvenues à un accord préliminaire avec le FMI et cet accord, ce nouveau programme sera axé sur la lutte contre le changement climatique soutenue par la facilité pour la résilience et la durabilité. Le deuxième programme soutenu par la facilité élargie de crédit vise  à favoriser une croissance forte et inclusive, accélérer la diversification de l’économie, stimuler la création de l’emploi, améliorer le niveau de vie et renforcer la gouvernance et la transparence”, a-t-il déclaré.

A en croire le ministre Patrick Muyaya, la particularité de ce double accord est qu’il consacre 1,1 milliards USD à tout ce qui est initiatives climatiques prises en RDC et 1,7 milliards à la facilité élargie de crédit.

“La particularité pour le double accord qui a été obtenu aujourd’hui c’est que, d’une part, nous aurons un appui qui va concerner tout ce que nous avons comme initiatives dans le secteur climatique. Ça sera à peu près 1,1 milliards USD. Et de l’autre côté, nous aurons un appui dans la cadre de la facilité élargie de crédit, donc un nouveau programme qui est là, d’à peu près 1,7 milliards USD”, a-t-il indiqué.

Le ministre Muyaya a ténu a souligné qu’une autre grande particularité de ce dernier nouveau programme avec le FMI est que le financement de 1,7 milliards USD n’ira pas seulement à la Banque Centrale du Congo pour renforcer les réserves de change ou pour servir des appuis budgétaires. 800 millions de ce montant de 1,7 milliards USD seront consacrés au financement des projets d’investissement.

“La particularité cette fois-ci, c’est que souvent lorsque nous recevons cet appui, c’est de l’argent qui va à la BCC pour renforcer les réserves de change. Mais l’équipe gouvernementale qui a négocié avec le FMI a obtenu que de cette enveloppe, 800 millions USD devraient servir à financer les projets d’investissement. Ce qui est un pas important”, a-t-il souligné

Rappelons que pour la première fois de son histoire, la RDC a clôturé avec bonté son programme précédant avec le Fonds monétaire international à mi-2024.
Ce programme conclu en juin 2021 consistait en un financement de 1,5 milliards de dollars éclatés en 7 décaissements.

En terminant avec succès ce programme, le pays de Félix Tshisekedi a réalisé certaines avancées en termes de gestion public, notamment l’accroissement des recettes et donc du budget chaque année et le respect global des enveloppes budgétaires.

Mais malgré ces évolutions, Gabriel Leost, le représentant du FMI à Kinshasa a indiqué que d’importants défis demeurent, notamment sur le respect de la chaîne de la dépense et de la crédibilité du budget.

Il a relevé beaucoup de faiblesses au niveau de l’exécution des dépenses. Ce représentant du FMI a noté beaucoup plus de dépenses courantes qu’envisagées et beaucoup plus de dépenses exceptionnelles qu’envisagées.

Pour preuve, a-t-il fait remarquer, eb 2023, la RDC a dépensé plus d’un milliard de dépenses exceptionnelles de sécurité en plus du budget de la Défense qui a lui-même explosé. Selon cet expert du FMI, cette tendance s’est observée encore en début de l’année 2024, où des dépenses ont dépassé la hauteur des prévisions au premier semestre, à cause notamment des dépenses exceptionnelles.

Fort de ces constats, le numéro un du FMI en RDC a proposé également au gouvernement congolais de  mettre en place un système de contrôle rigoureux pour empêcher toute dépense hors budget, ainsi que l’adoption d’une loi des finances rectificatives pour l’année en cours.

Darel NGL

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