Guerre d’agression en RDC : “Les troupes rwandaises sont coupables de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide ( professeur André Mbata)
L’Institut pour la Démocratie, la Gouvernance, la Paix et le Développement en Afrique (IDGPA) a organisé une conférence scientifique commémorative du 19 ème anniversaire de la Constitution de la RDC ce mardi 18 février 2025.
Cette conférence qui a connu la participation des étudiants, des chercheurs et des professeurs des universités a du lieu à la faculté de Droit de l’Université de Kinshasa.
Prenant la parole, le professeur André Mbata a démontré que le Rwanda est un État voyou, criminel et barbare, dirigé par un président délinquant, Paul Kagame.
Ce constitutionnaliste cite comme preuves le crime de guerre, le crime contre l’humanité, le crime d’agression et le crime de génocide commis par le Rwanda sur le territoire congolais, en jetant des bombes dans les camps de déplacés, des hôpitaux et en tuant des casques bleus de la MONUSCO.
« On parle aujourd’hui de la criminalisation des États. Les troupes rwandaises sont coupables de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et même d’un génocide que j’appelle contre-génocide. Tous les crimes les plus graves sont commis à l’Est de notre pays. Et le coupable, le voyou, le délinquant, c’est le Rwanda. Un État délinquant, dirigé par un président délinquant, Paul Kagame », a-t-il déclaré.
Ce constitutionnaliste a, par ailleurs, tenu à attirer l’attention de la communauté internationale en général et des juridictions internationales en particulier sur le fait que le Rwanda est en train de donner un mauvais exemple qui est dangereux pour la sécurité internationale.
« Le Rwanda est actuellement l’un des exemples frappants de l’État criminel en Afrique. C’est un État criminel. Non seulement il commet des crimes, mais il persévère dans cette voie. C’est un État criminel qui ne se repent pas. C’est un État criminel, un État voyou, dans le sens où il viole les principes élémentaires du droit international. Je dirai même un État barbare », a-t-il fait remarquer.
Analysant la réaction de la communauté internationale face à l’agression rwandaise, le professeur Placide Mabaka a affirmé qu’elle est décevante. À l’en croire, face à la barbarie ostentatoire du Rwanda, des mesures fortes devraient être prises.
« C’est une situation très grave à laquelle la communauté internationale devrait répondre rapidement. Mais jusqu’à présent, la réponse a été décevante. Au regard des éléments mis à sa disposition, la communauté internationale devrait agir le plus rapidement possible avec des mesures fortes », a-t-il plaidé.
Le professeur Mbata partage cet avis. Il a cependant souligné que des progrès diplomatiques notablees ont été réalisés sous la présidence de Félix Tshisekedi, permettant une reconnaissance internationale plus franche des agressions rwandaises. Chose qui, sourient-il, marque un changement par rapport à l’ancien régime, où la désignation du Rwanda comme agresseur était taboue.
Les déclarations des professeurs Mbata et Mabaka mettent en lumière une crise complexe, nécessitant une action concertée de la communauté internationale pour garantir la paix et la sécurité en RDC. Les avancées diplomatiques, bien que positives, doivent s’accompagner des actions concrètes fortes.