Pour comprendre le monde et s'épanouir

Boxe : Martin Bakole rejette le cachet d’un million de dollars pour un éventuel combat retour contre Anthony Yoka

La tension monte d’un cran sur les réseaux sociaux et dans les médias. Les deux poids lourds d’origine congolaise multiplient les déclarations, ravivant l’idée d’un combat revanche entre Martin Bakole et Anthony Yoka.

Un affrontement qui, à en croire leurs sorties médiatiques respectives, pourrait bien dépasser le simple cadre sportif pour devenir un véritable événement national.

Un combat que les Congolais appellent de leurs vœux

En République démocratique du Congo, l’enthousiasme est palpable. De nombreux supporters souhaitent voir ce duel se tenir à Kinshasa, au mythique Stade Tata Raphaël. Ce lieu chargé d’histoire qui avait accueilli, le 30 octobre 1974, le légendaire « Rumble in the Jungle » entre Muhammad Ali et George Foreman, un combat resté à jamais gravé dans la mémoire collective mondiale.

Organiser Bakole–Yoka dans cette enceinte serait hautement symbolique. Ce serait l’occasion pour la RDC de se repositionner sur la scène internationale, non seulement comme terre de culture et de musique – notamment la rumba congolaise – mais aussi comme nation capable d’accueillir de grands rendez-vous sportifs.
Après le football, la boxe pourrait redevenir un puissant vecteur d’image et de rayonnement de la RDC.

La question du cachet au cœur des débats

Mais un tel événement a un coût. Combien faudrait-il pour organiser ce combat dans des conditions optimales ? La question alimente les discussions. Certains estiment que si l’État tarde à se positionner, des investisseurs privés pourraient prendre le relais afin de concrétiser ce projet ambitieux.

Interrogé sur le montant qu’il exigerait pour cette éventuelle confrontation, Martin Bakole a clairement rejeté une offre d’un million de dollars, qu’il juge insuffisante. Selon lui, ce montant ne reflète ni son statut actuel sur la scène internationale ni les charges liées à l’organisation d’un combat de ce niveau.

Le boxeur explique que sur son cachet brut, 15 % reviendraient à son promoteur, 15 % à son manager, 10 % à son entraîneur, sans compter les frais de préparation, de logistique, de déplacement et les impôts. À ses yeux, un « montant raisonnable » doit permettre de couvrir ces dépenses tout en valorisant équitablement son travail et son rang dans la hiérarchie mondiale des poids lourds.

Une rivalité alimentée par les déclarations

La polémique s’est intensifiée après les propos d’Anthony Yoka, actuellement en séjour à Kinshasa. Le boxeur français, champion olympique 2016, a affirmé avec assurance qu’il battrait Martin Bakole, estimant être plus professionnel et plus discipliné que son rival. Il est même allé jusqu’à suggérer que la notoriété actuelle de Bakole en France et ailleurs serait liée à leur premier affrontement.

Ces déclarations ont immédiatement suscité des réactions, alimentant le débat entre supporters des deux camps et renforçant l’intérêt autour d’un éventuel match retour.

Retour sur leur premier affrontement

Le premier combat entre Anthony Yoka et Martin Bakole s’est déroulé le 14 mai 2022 à l’Accor Arena de Paris. À l’issue d’un duel intense et très disputé, Bakole s’était imposé aux points par décision majoritaire des juges. Une victoire saluée par beaucoup d’observateurs, qui avaient salué la combativité et la puissance de Bakole.

Aujourd’hui, une revanche permettrait de lever définitivement les doutes et d’établir une hiérarchie claire entre les deux hommes. Plus qu’un simple combat, il s’agirait d’un affrontement d’orgueil, d’image et de prestige — avec, en toile de fond, l’espoir de faire revivre à Kinshasa l’esprit des grandes nuits de la boxe mondiale.

Orly Darel N.

Laisser un commentaire

Solverwp- WordPress Theme and Plugin