Le gouvernement congolais suspend le paiement de la dette intérieure jusqu’à nouvel ordre. La décision a été prise lors de la 87 ème réunion du Conseil des ministres, tenue le vendredi 17 février 2023.
Elle a fait suite aux préoccupations soulevées par le ministre des Finances, Nicolas Kazadi, en rapport avec la hausse des dépenses publiques. A l’en croire, les dépenses publiques se sont chiffrées à 1.659 milliards de FC, au 31 janvier 2033, laissant un déficit de 496 milliards de FC, occasionné principalement par les dépenses sécuritaires, les mises à la retraite, ainsi que les dépenses de fonctionnement.
Selon l’argentier congolais, ce déficit a intégralement été financé par les bons du Trésor, les obligations du Trésor et les appuis budgétaires des bailleurs. Face à cette évolution préoccupation des dépenses en début d’année, le ministre des Finances a recommandé les mesures suivantes qui ont été tout de suite adoptées par le Conseil des ministres :
- La suspension jusqu’à nouvel ordre du paiement de la dette intérieure, hormis celle déjà engagée ;
- Le ralentissement des dépenses de fonctionnement jugées non contraignantes ;
- La limitation au strict minimum des dépenses effectuées en cash ;
- Le strict contrôle, au mois le mois, de l’évolution de la masse salariale ;
- Et le strict respect de la chaîne des dépenses et la réduction des paiements par procédure d’urgence.
Le ministre des Finances a, inversement, noté une légère hausse des recettes publiques à fin janvier 2023, soit une augmentation de 12%, comparé à fin janvier 2022. Il indique qu’au total 1, 151 milliards de Francs congolais ont été collectés au 31 janvier 2023, contre une prévision de 1.098 milliards de FC, soit un taux d’exécution de 150 % par rapport aux assignations budgétaires annuelles.
Rappelons qu’au terme de leur récente mission, les délégués du Fonds Monétaire International ( FMI) a revu à la hausse la projection de la croissance du PIB en RDC pour l’année 2023, passant de 6,6 % à 8,5%.
Molimo Kasundi








