La Cour pénale internationale (CPI) a lancé, ce vendredi 17 mars 2023, un mandat d’arrêt contre le président russe Vladimir Poutine, pour son implication présumée dans “l’enlèvement de milliers d’enfants en Ukraine et leur déportation illégale vers la Russie”.
C’est ce que renseigne un communiqué de cette juridiction internationale parvenu à notre rédaction. Selon la CPI, ces actes qui seraient commis en temps de conflit sont constitutifs de l’infraction de « crime de guerre ».
Depuis La Haye, aux Pays-Bas, la CPI a également lancé un mandat d’arrêt contre Maria Alekseyevna Lvova-Belova, considérée depuis le début de l’agression russe contre l’Ukraine, il y a plus d’un an, comme l’image publique du programme de déportation d’enfants ukrainiens vers la Russie et la grande promotrice de leurs adoptions par des couples russes.
Elle dit disposer des motifs valables qui attestent que Vladimir Poutine porte une responsabilité pénale individuelle pour les enlèvements de ces enfants.
Rappelons qu’en février dernier, un rapport de l’Observatoire des conflits de la Yale University a révélé que la Russie gérait un programme d’enlèvement et de déportation de masse ciblant des enfants ukrainiens. 6000 d’entre eux auraient été ainsi envoyés de force en Russie dans 43 camps de réadaptation .
Si les autorités ukrainiennes battent en brèche ces accusations qualifiées de sans fondement aucun,
Kremlin semble cependant reconnaître d’avoir encadré le transfert de millions de civils ukrainiens sur son territoire depuis février 2022, dont plus de 720.000 enfants selon les chiffres portés par les médias russes.
Cette migration répondrait à des motifs humanitaires, prétend Moscou. Il soutient qu’elle ne visait qu’à protéger les orphelins et les enfants abandonnés dans les zones de conflit.
Molimo








