La faiblesse de la culture démocratique et celle du contre-pouvoir sont les deux maux que souffre le constitutionnalisme africain.
C’est qu’a affirmé le professeur Kossivi Hounake du Togo, dans son exposé tenu, ce vendredi 19 mai, au
deuxième jour du colloque international sur la justice constitutionnelle et le contentieux électoral, qui a été lancé, hier jeudi 18 mai, à Kinshasa, par le premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde.
Dans son intervention, l’universitaire togolais a démontré que la Cour Constitutionnelle et le Parlement, en tant que contre-pouvoir juridictionnel et parlementaire, ne jouent pas leur partition en Afrique. Il a aussi fustigé le manque de volonté politique au niveau des décideurs.
Le professeur Kossivi Hounake intervenait sur le thème : ” Le juge constitutionnel et le contrôle des lois de révision de la Constitution, les clauses d’éternité et les limites de mandats : pratiques et enjeux en Afrique “.
Prenant la parole juste après, le professeur Gilles Badet a démontré combien la Cour Constitutionnelle a un grand rôle à jouer, celui de lubrifiant institutionnel, de régularisation de la démocratie et de discipline des acteurs en présence.
Le même panel modéré par le professeur Gaspard Ngondankoy a aussi connu la communication du professeur congolais François Bokona sur le thème : « Le contre des actes d’assemblée par le juge constitutionnel ».
Il ressort de ce panel que le contrôle de constitutionnalité a un objet étendu, qui part des normes et au comportement des individus. Le débat a divisé la salle en deux deux camps, entre ceux qui veulent élargir la compétence du juge constitutionnel et ceux qui plaident pour son rétrécissement.
Molimo








