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RDC : Voici le diagnostic de l’ODEP sur le secteur de la santé

Dans une étude publiée lundi 25 septembre 2023, l’Observatoire de la Dépense Publique ( ODEP) présente les préalables devant aider la RDC à se doter d’une véritable politique publique de la santé.

Cette plateforme de la société pose un diagnostic et propose une vision politique alternative de la santé publique pour la RDC. Elle propose concrètement
des principes directeurs devant guider dans la définition de la politique publique de la santé.

Selon l’ODEP, la politique nationale de la santé en RDC est servilement copiée d’un modèle étranger, en l’occurrence celui de l’occident. Ce qui, soutient-il, a pour conséquences néfastes entre autres la dépendance technologique et industrielle, la faible rentabilité, la couverture insuffisante des besoins sanitaires et le manque de dynamisme et de créativité.

Selon l’ODEP, les imitations de l’occident se traduisent surtout par :

  1. L’installation des structures de santé lourdes et spécialisées, vulnérables et exigeantes en matériel et en personnel au détriment des services de prévention qui avaient tant fait pourtant pendant la colonisation pour la maitrise des endémies. Les villes retiennent la quasi-totalité des ressources sanitaires au profit d’une minorité de privilégiés. Les administrations sanitaires sont devenues une bureaucratie rigide, sans contact réel avec le terrain. Aujourd’hui la pauvreté accrue de l’Etat empêche même le fonctionnement de ces structures de santé. Il y a bon nombre d’hôpitaux fermés ou qui manquent de moyens de fonctionnement ;
  2. La formation du personnel favorise les cadres supérieurs et néglige les personnels techniques et subalternes, auxiliaires, pourtant essentiels dans ce domaine. Plutôt que dans un cadre d’une école de santé pluridisciplinaire, la formation s’exerce dans une structure universitaire, facilitant un enseignement élitiste et sélectif, sous la dépendance exclusive de l’ESU et sans participation de la Santé publique, pourtant utilisatrice des personnels formésformés ;
  3. Les programmes d’enseignement sont en gros les mêmes qu’en Occident. Accordant une priorité massive aux sciences fondamentales biologiques et cliniques, ne laissant qu’une place insignifiante aux disciplines de santé publique et en particulier, à la médecine communautaire. L’initiation des futurs médecins se limite au terrain hospitalo-universitaire, sans leur faire connaitre le milieu humain. La pédagogie fait peu appel aux méthodes audiovisuelles, aux exercices de groupes, aux travaux dirigés, pourtant facilement applicables à des faibles effectifs d’étudiants.

Pour l’ODEP, la liaison entre les disciplines, l’intégration des diverses matières en fonction des objectifs généraux de l’enseignement sont insuffisantes, encore que ces objectifs ne sont définis nulle part.

L’évaluation des études ne vise qu’à vérifier les connaissances théoriques, non celles du savoir-faire et d’un comportement adéquat.

Bref, martèle l’etude, un enseignement inadapté a besoins locaux, auc contraintes économiques et aux structures socio-culturelles internes. Plus de campagne de vaccinations.

L’ODEP dresse ainsi un bilan lourd. Il plaide pour des solutions durables qui s’intègrent ans la conception globale du développement.

Ci-dessous l’étude

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