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RDC : mmous-traitance, la FEC appelle les entreprises à collaborer avec l’ARSP

Après le lancement du contrôle de conformité auprès des sociétés de sous-traitance établies dans l’espace Grand Katanga par l’autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), la fédération des entreprises du Congo (FEC) appelle les entreprises à lui réserver une franche collaboration.

C’est au cours d’une entrevue entre l’ARSP et la FEC que le président de cette dernière, Albert Yuma Mulimbi, a exhorté les entreprises à la collaboration avec les inspecteurs de l’ARSP qui, en effet, pendant trente (30) jours, vont procéder au contrôle de la conformité aux exigences de la loi sur la sous-traitance ainsi que ses mesures d’application dans l’espace grand Katanga, après qu’ils aient accompli la même mission à Kinshasa.

« La FEC est partenaire de l’ARSP. Nous avons signé un protocole d’accord de collaboration pour que quand l’ARSP se met en mission, la FEC est informée et prévient ses membres. Nous avons été informés qu’après Kinshasa, il y aurait le contrôle dans le Katanga. Nous disons à tous nos membres que nous sommes informés, acceptez le contrôle et conformez-vous. Le contrôle ne veut pas dire sanction ou décision contre vos activités; nous sommes dans un processus de collaboration. Depuis 2014, la FEC avait milité pour que la loi sur la sous-traitance soit promulguée, nous voulons que les entreprises congolaises à capitaux congolais et les entreprises étrangères qui sont en partenariat avec les congolais puissent toutes travailler et que la transformation de nos matières premières, le travail de production profite à l’ensemble de l’économie. Nous ne pouvons pas, nous FEC, nous opposer à une mission de contrôle dont l’ARSP nous a prévenus du démarrage. », a déclaré le patron des patrons du Congo.

De son côté, Miguel Kashal Katemb, le Directeur Général de l’ARSP, a exposé les méandres de leurs activités :
« Le contrôle va s’étendre sur toute l’étendue du territoire national. Nous avons commencé dans la ville province de Kinshasa, et là nous allons dans l’espace Grand Katanga et après nous irons à Haut-Uélé, Sud-Kivu, Nord-Kivu et aussi dans l’espace du Grand Kasaï. L’objectif est de mettre de l’ordre dans ce secteur. Nous sommes en train de matérialiser la vision du Chef de l’État qui avait émis le vœu de protéger les opérateurs économiques congolais, et de les aider à s’épanouir afin de pouvoir diversifier l’économie nationale ».

Et d’ajouter : « L’objectif est que la sous-traitance soit à capitaux majoritairement congolais, tel que la loi le stipule. Il faut que 51% d’actions reviennent aux congolais et 49% aux expatriés. La loi n’exclut pas les expatriés, mais elle parle plutôt d’un partenariat gagnant-gagnant entre les nationaux et les expatriés. Sur le continent, plusieurs pays qui sont sur ces traces ont réussi sur. Et ceci prouve que nous sommes sur la bonne voie. C’est le cas du Nigeria, de l’Afrique du Sud et aujourd’hui on parle de l’Éthiopie. »

Il reste à signifier que conformément au protocole d’accord entre les deux parties prenantes, une commission mixte paritaire a été mise en place.

Après la publication des résultats du contrôle, toute entreprise qui serait pas satisfaite pourrait saisir ladite commission pour exprimer ses doléances. Et si l’entreprise principale contestait les conclusions de l’ARSP, elle pourrait également présenter ses moyens de défense.

Stanislas NTANTU MONINGA

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