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RDC : La CENI rejette les accusations de CREFDL sur l’utilisation de 10 millions $
dans le budget des “interventions économiques, sociales et culturelles”

Dans un document publié ce jeudi 1 février 2024, la Commission Électorale Nationale Indépendante ( CENI), rejette les accusations portées contre elle par le Centre de recherche en finances publiques et développement local ( CREFDL) dans son étude présente à la presse le 15 janvier 2024.

Cette étude a comparé le budget et le système de passation des marchés publics entre les opérations électorales du cycle 2016-2019 et celles du cycle 2021-2024. Elle a conclu à une opacité dans la gestion des finances publiques et une violation flagrante de la législation sur la passation des marchés publics.

En réaction, la CENI fustige les imprécisions et manque de rigueur dans l’étude du CREFDL. Elle soutient que les allégations contenues dans cette étude sont non fiables, incohérentes, gratuites, erronées et  ne sauraient s’expliquer que par une volonté de déstabiliser les institution du pays au profit des agendas inavoués.

La centrale électorale dément vertement avoir utilisé 10,6 millions au titre de budget des “interventions économiques, sociales et culturelles”,  servant à financer des ONG et à rémunérer la plénière.

La CENI affirme n’avoir effectivement depensé que 101.334, 98 USD lui accordés pour cette ligne budgétaire par la Loi des finances pour l’exercice 2022. L’équipe Kadima soutient que chaque année, la CENI soumetait au Gouvernement un plan de décaissement en fonction du chronogramme de ses
actvités opérationnelles.

Un autre élément relevé par la CENI est l’affirmation du CREFDL selon laquelle elle aurait commandé pour les élections du 20 décembre, 33.000 Dispositifs électroniques de vote ( DEV), pour un coût de 109.869.726 USD.

Archifaux, réagit la CENI, qui dit n’avoir commandé que 26.250 DEV,  pour un 37.458.750 USD.  Le dépassement évoqué de 62.778.726 USD est fallacieux, souligné le document de la CÉNI.

Elle démantèle par ailleurs les allégations du CREFDL en ce qui concerne la passation des marchés publics. Selon ce centre de recherche, sur les 54  marchés publics passés entre 2021 et 2023, 83% l’ont été en procédure de gré à gré, au grand mépris de la législation en la matière.

“Certaines analyses de cette étude ne sauraient être expliquées seulement par la méconnaissance des Lois, des procédures réglementaires du Gouvernement ou encore, le déficit de connaissance dans la mise en œuvre des opérations
électorales. Les affirmations contenues dans ce rapport ont révélé un manque de
maîtrise du processus d’exécution de la dépense en finances publiques. Les affirmations graves et erronées contenues dans le rapport du CREFDL, masquent
une volonté mal camouflée de porter atteinte à l’image de marque de la CENI, du Gouvernement de la République et de justifier tout mouvement subversif”, conclut le document.

Molimo

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