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Assemblée nationale : Le CREFDL demande à Vital Kamerhe de solliciter un audit de la Cour des Comptes sur les 90 millions $ dépensés dans l’achat des véhicules en 2022

Le Centre de Recherche en Finances publiques et développement local ( CREFDL) demande à Vital Kamerhe de solliciter un audit de la Cour des comptes pour clarifier l’utilisation d’environ 90 millions de dollars américains sortis du Trésor public en 2022 pour l’achat des véhicules pour le personnel de l’Assemblée nationale.

Cette structure a fait ce plaidoyer dans une lettre transmise au nouveau président de la chambre basse du Parlement, accompagnée de son rapport publié récemment sur la gouvernance budgétaire de 2 chambres du Parlement exercice 2021-2023.

CREFDL soutient avoir transmis cette étude au nouveau patron de l’Assemblée nationale afin de le pousser à améliorer la gouvernance financière de l’institution qu’il dirige.

Dans les recommandations, le CREFDL demande premièrement à Vital Kamerhe de promouvoir le respect du circuit de la dépense publique, des règles légales en matière de comptabilité publique et de passation des marchés publics.

Cette structure recommande également à VK de maintenir des effectifs du personnel politique affecté aux cabinets du bureau à hauteur de 157, conformément aux articles 235 et 238 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, en lieu et place de 2.756 alignés dans la Loi de finances et payés par le Trésor public.

Il est par ailleurs demandé au nouveau président de l’Assemblée nationale la transparence des lignes budgétaires “fonds spécial d’intervention” et “autre personnel”, inscrites dans la section Assemblée nationale.

Vital Kamerhe est aussi appelé à mener des investigations pour localiser les nouveaux bureaux des commissions parlementaires et le dispensaire du Parlement dont les fonds d’acquisition ont été décaissés par le Trésor public entre 2021 et 2023.

Avant de clore son, propos, le CREFDL invite Vital Kamerhe à mettre fin aux mauvaises pratiques Parlementaires dont le recours à des lignes budgétaires obscures.

Parmi ces mauvaises pratiques, on pointe également du doigt des “réserves parlementaires” qui constituent une pratique de corruption à grande échelle des élus du peuple, les ” fonds de gestion politiques ” amputés de l’enveloppe des frais de fonctionnement du Secrétariat général et qui financent des activités de la coalition au pouvoir et  la résiliation du contrat de service signé entre l’Assemblée nationale et l’ONG Lidya Decor Malika, qui assure le nettoyage du bâtiment en lieu et place des agents y effectés par le ministère des Infrastructures et travaux publics.

ML

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